Historique

A une époque où le sida était une maladie mal connue, où être atteint par ce virus était mal vécu par les malades, régulièrement victimes de discriminations, Pierre Bolet, dominicain, a initié le projet de création de lieux de vie adaptés pour "soigner les corps et panser les blessures du cœur".

Avec l'aide de la Caisse de retraite du spectacle, Pierre Bolet, alors Aumônier National des Artistes et du Spectacle, fonde en 1991 l'association Cordia. A ses débuts, l'association a donc pour vocation d'accueillir ces hommes et ces femmes souffrants du virus du sida. Depuis la loi du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale et médico-sociale, Cordia permet aux personnes atteintes de pathologies chroniques invalidantes et/ou neurodégénératives d'accéder à ses services.

En 1997, 12 places en Appartement de Coordination Thérapeuthique (ACT) sont ouvertes rue Compans, Paris 19e, grâce à l'aide financière du groupe AUDIENS. En 2000, Cordia accueille 6 personnes supplémentaires, grâce à la reprise d’un nouvel ACT, la « VILLA AMEDEE », auprès de l’association « Vaincre le Sida ».

L’année 2007 se caractérise par l’implantation de Cordia en province. D'abord Tours, où les premières familles monoparentales (maman seule avec un enfant) sont accueillies dès 2008, puis Poitiers avec l'ouverture de 7 places d'ACT créées par le réseau Ville-Hôpital et enfin La Rochelle. Dans le même temps à Paris, Cordia loue des appartements privés pour accueillir des malades sans enfant, et les accompagner sur le chemin de la réinsertion.

En juin 2010, les 12 places d'ACT Paris ont été transformées en Maison d'Accueil Spécialisée (MAS). La résidence Compans, adaptée pour recevoir un public atteint de maladies neurodégénératives plus importantes, avec un handicap ne permettant pas une autonomie suffisante, peut accueillir jusqu'à 14 personnes dont 3 en soins du jour.

En 2011, l'association Cordia obtient l'accord pour l'ouverture de 20 places d'ACT pour familles monoparentales à Paris.

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